By jeanmarcmorandini.com
Santé

De plus en plus de femmes ont peur... De leur gynécologue ! Témoignages et explications.


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Ce n’est pas un mythe, mais une réalité.

De plus en plus de femmes ont peur de se rendre chez leur gynécologue.

Elles sont des centaines à se plaindre sur les réseaux sociaux de maltraitance.

Alors pourquoi cette vague de mécontentement est-elle inquiétante ?

Elles sont des centaines à se plaindre sur les réseaux sociaux…

Des jeunes filles, des femmes, des mères, des célibataires, qui relatent des événements douloureux, offensant, voire traumatisants lors d’examens gynécologiques…

Des témoignages rassemblés sous une même bannière : le hashtag « paye ton utérus » lancé il y a un an et les récits sont glaçants.

« Un gynécologue réputé de ma ville, après la consultation m’a fait un bisou sur le sein… J'avais 25 ans et depuis, je n'ai vu que des gynécologues femmes » Sous des pseudos, elles racontent : « Une amie n’a pas pu bénéficier d’un avortement thérapeutique parce sa gynéco lui a volontairement menti sur les délais légaux pour le pratiquer, en faisant traîner les démarches ».

Ou encore " Le gynécologue en chef est arrivé avec toute une équipe d'élèves. Après avoir expliqué mon cas, il a demandé à chacun de me faire un toucher. Je me suis mise à pleurer ».

Il y a les actes, les gestes déplacés, et il y a les petites phrases assassines entendues en consultation : « Votre col de l'utérus est parfait pour la levrette», ou « Si vous ne vouliez pas de bébé, il ne fallait pas coucher » ou encore " Vous allez prendre un traitement hormonal, sinon vous risquez de devenir lesbienne ".

Même les professionnels de santé ont pu constater certains manquements, comme le témoignage de cette infirmière qui raconte : " Je considère mon dernier passage chez ma gynécologue comme un viol : cette femme a été d'une brutalité incroyable et d'un irrespect pour ma pudeur... J'étais un bout de viande sur sa table d'examen. J'en suis sortie traumatisée ».

Mais le témoignage qui résume le mieux la situation, c’est peut-être " Je ne connais pas une amie qui n'a pas une histoire douloureuse à raconter ".

Le Professeur Hervé Fernandez, chef du service gynécologie-obstétrique à l’hôpital Bicêtre a réagi sur Europe1.

Il explique qu’il ne faut pas « généraliser ces témoignages qui ne représentent pas du tout la réalité de la profession ».

Il précise également qu’il ne « faut pas prendre le risque de ne plus aller chez le gynécologue, car c’est prendre le risque de ne pas se faire dépister un cancer du col de l’utérus . Il est absolument nécessaire d’avoir une consultation chez le gynécologue ».

En revanche, le Pr Fernandez « condamne » les abus qui peuvent exister , même s’ils sont minimes, de la part de certains médecins.

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