By jeanmarcmorandini.com
Santé

Limousin: 1 médecin sur 5 est en état d'épuisement professionnel et et 1 sur 10 en burn out


0

Selon une enquête relayée par France Bleue, dans le Limousin, 1 médecin sur 5 est en état d'épuisement professionnel et 1 sur 10 en burn out !

Sur 2536 médecins en Limousin, 44% ont répondu aux 98 questions de cette enquête qui leur avait été adressée. Le sentiment d'être personnellement menacé par le burn out est exprimé par un médecin sur cinq et selon un test de référence international, un sur 10 peut effectivement être considéré comme présentant un burn out complet. L'observatoire de santé du Limousin affirme que "globalement les médecins vont bien, mais 30% présentent des signes de souffrance au travail".

Semaines moyennes de 50 heures de travail, gardes assurées souvent plusieurs fois par mois, tâches administratives de plus en plus lourdes, patients de plus en plus exigeants, voire agressifs, violents ou procéduriers rendent la vie des médecins difficiles. "Ils pensent que ce qui arrive aux autres ne peut pas leur arriver.

Quand ils ont des doutes, ils ont tendance à minimiser les symptômes et souvent ils consultent quand c'est trop tard". Il y aurait ainsi un à deux suicides de médecins par an en Limousin.

Et d'après l'étude qui vient d'être dévoilée, on estime qu'ils sont une quarantaine à avoir envisagé de passer à l'acte au cours des deux dernières années.

L'ordre des médecins pointe la responsabilité des pouvoirs publics et des politiques décidées au niveau national. La loi santé, qui généralise notamment le tiers payant, risque encore d’aggraver les choses selon le président régional de l'ordre, qui espère que cette étude permettra aux décideurs d'intégrer cette souffrance et de réagir. Une association baptisée Mots, répond 24h /24 aux médecins en souffrance en Limousin. L'an dernier, elle a pris en charge 14 médecins en burn out sévère.

"Beaucoup de professionnels autre que les soignants connaissent les mêmes difficultés. Cependant, cette souffrance au travail exprimée par les médecins revêt une importance particulière car elle constitue un problème de santé publique. Un médecin qui souffre n’est probablement pas en capacité de donner le meilleur de lui-même et de prendre en charge, efficacement, la souffrance de ses patients", précise l'ARS. Une enquête est en cours auprès des infirmier(e)s et des sage-femmes, les autres professionnels de santé seront quant à eux interrogés jusqu'en 2017.

Rafraichir !

Les réactions

La réaction aux articles est réservée aux membres.


Haut de la page