By jeanmarcmorandini.com
Santé

L’anti-épileptique Dépakine à l’origine d’au moins 450 malformations à la naissance


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La prise de l'antiépiléptique valproate, Dépakine et ses dérivés par des femmes enceintes a entraîné au moins 450 malformations congénitales à la naissance, selon une estimation de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), annoncée mardi 23 février.

"Ce sont entre 425 et 450 cas de naissances d'enfants vivants ou mort-nés exposés in utero au valproate entre 2006 et 2014 qui sont porteurs de malformations congénitales", indique l'Igas dans son rapport, commandé par le ministère de la Santé. La prescription de l'antiépileptique se fait depuis 1967.

L'acide valproïque ou valproate, vendu sous les noms Dépakine, Micropakine, Dépakote, Dépamide et génériques, ne doit "pas être prescrit chez les filles, adolescentes, femmes en âge de procréer et femmes enceintes, sauf en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux alternatives médicamenteuses existantes", indique une fiche de la Haute autorité de santé.

Invitée sur BFMTV ce mardi, Marine Martin, la présidente de l'Association des victimes de la Dépakine, a réagi aux conclusions de l'Inspection générale des affaires sociales.

Cette dernière indique des "chiffres en constante augmentation". Les risques sur le fœtus de ce traitement sont connus depuis les années 80. "Ca fait très longtemps que ce scandale dure et ce n'est que maintenant que enfin le ministère de la Santé se saisit de l'affaire". Marine Martin est engagée dans une procédure judiciaire depuis 2012. Pour elle "Le laboratoire Sanofi est responsable de son produit et c'est à lui d'informer sur les risques".

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour déterminer les éventuelles négligences de Sanofi, des autorités et des médecins. Des procédures sont également en cours aux Etats-Unis.

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