By jeanmarcmorandini.com
Santé

Essai Clinique de Rennes: Plusieurs chiens sont morts en testant la molécule ensuite administrés à des hommes


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Après un essai clinique qui a mal tourné et qui a tué l'un des volontaires, " Le Figaro " révèle que le laboratoire Biotrial a commis de graves erreurs.

Selon le quotidien, les essais précliniques réalisés par Biotrial sur des animaux se sont révélés catastrophiques : la molécule (destinée à lutter contre la douleur et l'anxiété), qui a ensuite été testé sur les hommes, a entraîné la mort de plusieurs chiens cobayes . Une information "d'une importance considérable. Cela peut être un vrai signal d'alerte", juge la professeure de neurobiologie et phramacologie, Daniele Piomelli, interrogée par le journal qui dénonce des données volontairement cachées.

Interrogé par Le Figaro, Dominique Martin, le directeur général de l'ANSM, explique : «Nous avons donné toutes les informations que l'on pouvait. La propriété industrielle, ça existe.» 

Ainsi le comité de spécialistes temporaires (CSST) formé par l'ANSM dans son relevé de conclusion de la réunion du 15 février explique-t-il avoir noté chez les volontaires atteints «des micro-atteintes tissulaires cérébrales de sévérité variable, avec une topographie tout à fait inhabituelle, mais, comme la symptomatologie clinique, homogène entre les personnes».

Les patients du groupe hospitalisé ont bien une atteinte du cerveau dans une zone inattendue. Mais laquelle s'interroge le quotidien ? Interrogé, le directeur de l'ANSM affirme: «À la base du crâne.» Certes, mais encore? «Secret médical.» Selon nos informations, il s'agit de l'hippocampe et du pont, au cœur du cerveau.

Et le Figaro de renchérir: "On comprend mieux l'inquiétude manifestée lors de la conférence de presse du 15 janvier par le Pr Gilles Edan, chef du pôle neurosciences du CHU de Rennes. Il expliquait: «Trois personnes ont déjà des tableaux (symptômes, NDLR) suffisamment sévères pour craindre un handicap irréversible mais on ne peut pas faire de pronostic définitif.»

Aujourd'hui les cinq patients semblent tirés d'affaire.

Pourtant, le CSST estime que le protocole n'aurait jamais dû donner des doses importantes à cinq personnes en même temps. «Cette escalade de doses sur autant de sujets est un peu gonflée. Il aurait fallu être plus prudent», confie un expert au Figarosanté.


Essai thérapeutique à Rennes : 1 patient en... par morandini

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