By jeanmarcmorandini.com
Santé

Le calvaire vécu aux urgences de Brest par Vanessa, partagé par 18 000 internautes


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Elle ne s'y attendait pas. Une jeune femme de Brest passée par les urgences a décidé de raconter vendredi dernier sur son compte Facebook, son calvaire.

Dans une lettre ouverte adressée à l'Hôpital de la Cavale-Blanche (Brest) qui a été lue par près de 90 000 internautes et partagée par  près de 18 000,  Vanessa Douguet  dénonce son passage désastreux aux urgences. 

  « Le déclic est venu quand j'ai lu l'article sur ce monsieur de 89 ans qui est décédé dans le couloir des urgences sur un brancard (Le Télégramme du 26 février). J'en avais parlé lorsque j'étais aux urgences avec mon cousin, mardi 16 février, pour accompagner ma tante, atteinte d'un cancer » indique t'elle au Télégramme.

Cette jeune femme a accompagné sa tante  de 65 ans,  au service d'urgences, il y a dix jours. Cette dernière est atteinte d’un cancer,  souffrait de vomissements et de douleurs abdominales. « Nous y sommes arrivés à 16 h 15. (…) Après une attente de deux heures sur un brancard dans le couloir, à vomir et à se plaindre de douleurs et malgré notre insistance auprès du personnel, rien n’a été proposé pour tenter de la soulager. Pendant cette attente, nous avons assisté impuissants à des scènes que je qualifierais d’inadmissibles », raconte cette mère au foyer de 32 ans.

La jeune femme constate que « des personnes âgées qui appellent à l’aide car la douleur est à la limite du supportable, d’autres qui vomissent du sang à même le sol sans qu’on leur prête la moindre attention, la liste de ces images immondes est malheureusement bien longue », déplore-t-elle.

Et de poursuivre: « Après les deux heures de patience dans le couloir, nous avons eu la "chance" d’en passer huit dans le box pour une simple prise de sang, une radio et enfin être conduits en chambre car l’état de ma tante a largement eu le temps de se dégrader lors de ces nombreuses heures d’attente ».

« On s'est sentis abandonnés, livrés à nous-mêmes, mon cousin faisait office d'aide-soignant auprès des autres patients sur les brancards qui demandaient qu'on les aide ».

Vanessa affirme ne pas en vouloir du tout au personnel hospitalier soignant « qui au contraire se bat pour avoir de meilleurs conditions de travail et qui fait avec le peu de moyens qu’on lui donne », écrit-elle.  Elle ne portera pas plainte mais n'hésite pas à blâmer l’administration et l’état français de laisser les choses en arriver à ce point. Elle  promet de faire encore circuler sa lettre sur les réseaux sociaux « pour que tout le monde sache que la situation et inquiétante ».

Contactée par Le Télégramme, la direction du CHRU, qui a reçu le courrier ce lundi matin, a réagi en reconnaissant des difficultés, mais précise qu'« en dépit de certains points à améliorer, le taux de satisfaction aux urgences est de 72 %. On ne se satisfait pas de ce taux, mais cela reste un indicateur. Le temps d'attente est encore trop long, on s'est fixé deux heures en filière courte et quatre heures en filière longue. Mais on ne peut pas laisser écrire que le service public laisse des personnes âgées dans la souffrance sans les aider. On ne peut pas tout laisser dire au travers d'une lettre et dévaloriser le travail au quotidien réalisé par les équipes », ajoute-t-elle.


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