By jeanmarcmorandini.com
Santé

«Le dentiste de l'horreur» a mutilé une centaine de patients !


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Ses victimes racontent l'horreur ! Le dentiste Néerlandais Jacobus Marinus Van Nierop avait été recruté en 2008 par un compatriote, Jan Van der Lee chargé par les autorités locales (conseil général, communautés de communes...) de recruter des professionnels de santé étrangers pour pallier la désertification médicale du Morvan. 

Il est jugé aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Nevers pour violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, escroqueries, faux et usage de faux en écriture privée. Le "dentiste de l'horreur" ou "le boucher de la Nièvre" a massacré les bouches des patients confiants pendant quatre ans.

Danielle, une retraitée de 65 ans fait partie des 103 victimes, elle s'est confiée sur le site FranceTvinfo . "J'étais allée le voir pour ma dent de l'œil. Le dentiste lui propose un détartrage. Danielle revit la scène traumatisante :"J'ai dit 'ah non pas ça !' en levant les bras, 'ça ébranle les dents'". "Pas beau, pas beau", soutient le médecin, tout en empoignant sa roulette. "Il ne m’a pas demandé mon avis. Je ne savais plus où donner de la tête, tellement il me l'a secouée. C’était un costaud. Un grand corps comme ça sur vous, avec son grand bras... On aurait dit une pelleteuse. J’étais totalement estourbie", raconte t'elle.

Une fois le détartrage terminé, le docteur "repart à fond de train vers son ordinateur". "J'ai dit à la secrétaire : 'Le dentiste, il m'a râpé les dents, il m'a coupé quelque chose !'". Danielle a le "frein des dents", la papille maxillaire, sectionnée. Aujourd'hui, elle ne peut s'empêcher de passer continuellement la langue sur ses dents du haut, réduites de moitié. "Je mange sur mon palais", indique t'elle au site d'information.

"C’était tellement infecté qu'un petit bout de ma mâchoire était nécrosé", raconte Thérèse, 72 ans, à qui le docteur Van Nierop a posé quatre bridges. Ne supportant pas l'appareil, elle est restée sans dents du haut. "On n’ose pas sortir, on a honte. Aujourd’hui, ce n’est pas fini. Je dois me faire poser un appareil amovible ou des implants." Et la journaliste de préciser: Thérèse a déjà "sorti plus de 30 000 euros de sa poche". 

Sylviane, elle, s'est fait arracher huit dents d'un coup. "J’ai attendu dans la salle d’attente pendant qu’ils étaient partis déjeuner, je pissais le sang. Il m’a posé l’appareil tout de suite alors que ce n’était pas cicatrisé." Comme Thérèse, la sexagénaire a dû rester sans dents du haut pendant un an et demi. "Du pain de mie, de la bouillie, de la purée, j’en ai mangé tout mon soûl !"

Mais comment ce boucher a t'il pu opérer avec l'aval des autorités ?

L'enquête a établi que Jacobus Marinus Van Nierop faisait l'objet de poursuites disciplinaires aux Pays-Bas avant d'arriver en France.  Selon les médias néerlandais, relayés par le  Journal du Centre , "il était poursuivi pour  "actes médicaux négligents, facturations de frais excessifs et disparitions délibérées de données médicales" Il était question « d’actes médicaux négligents, de facturations de frais excessifs et de disparitions délibérées de données médicales »,  écrit Mark Heijster dans le  Reformatorisch Dagblad  du 2 mars citant Nico Kerkhof, enquêteur pour la mutuelle DSW sur le cas de deux adolescents de 15 et 16 ans : « Je n’avais jamais vu de tels ravages. Leurs dentitions étaient vraiment dans un mauvais état. Il y avait des trous partout. Avec un traitement qui a coûté 17.000 € en tout, vous vous attendez des dents saines, pas à la situation que j’ai trouvée ».

Le journaliste explique que le dentiste a reçu un avertissement officiel, en 2007, pour la perte de dossiers médicaux. Mais la sanction a été levée par le conseil national des dentistes néerlandais. Le conseil régional des dentistes l’a convoqué de nouveau, en 2008, pour des négligences et l’a même retiré du registre des praticiens autorisés. En appel, cette décision a été transformée en un simple avertissement.

Le docteur a donc obtenu du ministère de la Justice néerlandaise un certificat de bonne conduite en vue de son installation dans le Morvan. "Lors de son inscription en avril 2008, tous les documents requis ont été fournis puis authentifiés et traduits par une experte de la cour d’appel de Dijon, fait valoir auprès de francetv info la présidente du Conseil de l'ordre des chirurgiens dentistes de la Nièvre, Elisabeth Gaillard. Il a aussi signé l'attestation sur l’honneur, obligatoire, selon laquelle il ne faisait pas l’objet de poursuites disciplinaires ou pénales dans son pays." 

 


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