By jeanmarcmorandini.com
Santé

L'Assurance maladie devrait renoncer à rémunérer les praticiens en fonction de la pertinence de leurs arrêts maladie


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La Sécu souhaitait payer les médecins à la «pertinence» de l'arrêt de  travail.

Les syndicats de médecins avait rendez-vous hier au siège de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) pour une nouvelle séance de négociation sur la convention médicale, un texte qui régit pour cinq ans les relations entre les praticiens libéraux et la Sécu et fixe leurs honoraires.

L'Assurance maladie voulait rémunérer des médecins atteignant certains objectifs, en matière de prescription de médicaments ou de pertinence des prescriptions d'arrêt de travail. Les médecins sont, par exemple, sont invités à respecter le barème de la Cnam, c'est-à-dire 5 jours d'arrêt de travail pour une grippe saisonnière, 3 pour une angine ou 21 jours pour une entorse grave lorsque le patient effectue «un travail physique lourd».

«Lorsqu'un arrêt de  travail  est prescrit en ligne, sa durée est plus souvent conforme aux référentiels existants, probablement du fait de la possibilité de choisir parmi les durées standard proposées par l'outil», constate la Cnam.

Contacté par  Pourquoidocteur , le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, a indiqué que la réunion au siège de l'Assurance maladie s'est déroulée dans un climat « très tendu ».

Nicolas Revel, directeur général de la CNAM, s'est engagé en fin de séance à abandonner les malus. L'Assurance maladie a promis qu'elle allait « écouter les revendications des médecins », conclut le Dr Jean-Paul Ortiz. 

Le Dr Jean-Paul Hamon, président de la FMF, promet une « grève du zèle » en cas de maintien de la mesure. « Si l'Assurance maladie ne fait par marche arrière, on appliquera les référentiels strictes de la HAS. Je garantis que les indemnités journalières vont augmenter », menace-t-il. 


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