By jeanmarcmorandini.com
Santé

Après une chirurgie bariatrique, elle tombe enceinte mais son enfant meurt : "Je l’ai tué par ce manque de suivi"


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La chirurgie bariatrique est incontestablement efficace pour réduire le poids, mais elle peut être source de graves complications ultérieures comme le raconte virginie, 38 ans, dans la revue du praticien. La jeune femme a perdu son bébé parce que "son  suivi postopératoire spécialisé n'a pas été fait par une équipe compétente."

"Femme en couple avec un enfant, je suis atteinte d’une obésité morbide qui, depuis des années, m’a posé de multiples problèmes : j’avais mal aux articulations, j’étais essoufflée, je me mésestimais et bien d’autres choses encore… Ayant pris mon courage à deux mains et après quelques consultations dans une clinique proche de chez moi, j’ai décidé, avec le soutien de mon mari et de ma petite fille de 8 ans de me faire opérer, en choisissant comme intervention un bypass gastrique, encouragée par le chirurgien qui me disait que cette opération serait "la solution à tous mes problèmes…""

Et d'ajouter: "  L’opération s’est bien passée. Deux mois et demi après, je m’aperçus que j’étais enceinte. Immédiatement, je contactai mon chirurgien pour lui demander ce que je devais faire. Sa réponse me surprit beaucoup. Il me dit qu’il n’y avait aucun problème, que je pouvais garder le bébé et que je devrais être heureuse, puisque je souhaitais depuis plusieurs années un second enfant, ce qui était effectivement le cas. Ma perte de poids avait suffi à la réalisation de ce petit miracle… Mon suivi se réalisa comme toute grossesse, je reçus un peu de vitamines mais sans plus, et dû subir des remarques du style: «Votre opération “esthétique” vous a permis de perdre du poids et de pouvoir enfin avoir votre bébé, mais avec un peu de volonté, vous auriez pu y arriver ! Ce manque de volonté… » Toutefois, en fin de grossesse, on s’aperçut que le bébé avait une malformation cardiaque qui n’avait pas été décelée du fait d’une surveillance échographique seulement standard et dont l’interprétation avait été rendue difficile par ma masse graisseuse subsistante."

Et de conclure: "J’ai accouché dans le stress et les premiers résultats d’examens concernant mon bébé étaient très négatifs. C’est alors que des médecins m’ont appris que je n’aurais jamais dû entreprendre une grossesse aussi rapprochée de la date de mon opération mais attendre au moins 1 an, que j’aurais dû prendre beaucoup plus de vitamines et d’oligo-éléments, que mon suivi postopératoire aurait dû être plus poussé, que ma grossesse aurait dû se faire sous haute surveillance, que ceci et cela… !  Mon bébé est mort dans nos bras, 15 jours après mon accouchement. Je l’ai tué par ce manque de suivi."

 

 


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