By jeanmarcmorandini.com
Santé

Le Conseil d'État autorise le transfert de sperme réclamé par une espagnole en vue d'une insémination post mortem


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Le Conseil d'État autorise le transfert de sperme réclamé par une espagnole en vue d'une insémination post mortem.

Le Conseil d'Etat a examiné vendredi dernier la requête d'une jeune femme, désireuse d'avoir un enfant de son mari décédé et qui réclamait le transfert vers l'Espagne de son sperme congelé en France pour se faire inséminer. 

Le rapporteur du Conseil d'État s'était dit favorable au transfert du sperme vers l'Espagne. «Nous préconisons l'exportation» du sperme, a déclaré, lors d'une audience publique, Aurélie Bretonneau, rapporteur public, évoquant une situation «exceptionnelle». Les avis du rapporteur public sont souvent suivis par la justice administrative.

Mariana Gomez-Turri  a habité Paris avec son défunt mari, emporté par un cancer. Ce dernier avait pris la précaution de faire congeler son sperme, il avait peur de devenir stérile . "Je veux être la maman de l'enfant de l'homme de ma vie", confie Mariana.

En 2013, le couple s'installe à Paris et très vite, le jeune homme souffre d'un cancer. Il congèle son sperme par peur de devenir stérile. Mais deux ans plus tard, sa maladie s'aggrave et il meurt en quelques mois.

La France interdit l'insémination post-mortem. Aujourd'hui, les gamètes sont conservés à Paris et la jeune femme se bat pour les récupérer et se faire inséminer. "Ce sera la fusion de notre amour. Il ne s'agit pas de le ramener à la vie", témoigne Mariana. Mais la justice française interdit l'insémination post-mortem.

Sa seule issue est de le faire en Espagne, où c'est autorisé. Mais là encore, la France avait refusé de transférer les gamètes. Mariana Gomez-Turri avait donc saisi le Conseil d'État pour récupérer les gamètes de son mari décédé. L'institution s'est donc prononcée favorablement.


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