By jeanmarcmorandini.com
Santé

Jérôme Bertin (Plus belle la vie) a été contaminé par l'hépatite C à l'âge de treize ans !


0

Depuis 2013, Jérôme Bertin de Plus belle la vie souffre depuis 1979 d'une hé­pa­tite C. Il raconte l'impact qu'a eu sa maladie tout au long de sa vie dans les pages de  Télé 7 jours  et souhaite sensibiliser le grand public sur cette maladie responsable de 2 700 décès par an en France.

L'acteur a été conta­miné en 1979 par une trans­fu­sion sanguine effec­tuée alors qu’il était opéré du cœur à l'âge de 13 ans. Mais le diagnostic de la maladie ne se fera que quelque sannnées plus tard. "À 25 ans. Comme j’étais un peu hypocondriaque, j’ai passé un bilan de santé pour vérifier si tout allait bien, et c’est là qu’ils ont décelé que j’avais une hépatite C" .

Il énumère les effets sur le corps du virus. "C’est un virus qui attaque le foie. Du coup il fait moins son boulot de puri­fi­ca­tion du sang. Ça génère égale­ment une fatigue supplé­men­taire, ainsi qu’une irri­ta­bi­lité et des idées noires. Je n’étais pas bien dans mes baskets à l’ado­les­cence, et j’ai fait un séjour en hôpi­tal psychia­trique. J’ai réalisé des années plus tard que c’était en partie lié à ma maladie. "

Alors que les médecins lui annoncent qu'il a contracté une maladie grave, il apprend par la même occasion qu'il n'existe pas de traitement.« On m’a annoncé que j’avais une mala­die grave, qui pouvait évoluer en cirrhose ou en cancer du foie, mais qu’il n’exis­tait pas encore de trai­te­ment. Donc pendant toute une partie de ma vie, j’ai vécu avec une épée de Damo­clès au dessus de ma tête, sachant que je ne pouvais rien faire ".

Jérôme Bertin, 20 ans plus tard alors qu'il " officiait en tant que journaliste sur LCI quand le premier traitement est arrivé, au début des années 2000."

Mais ce dernier, « expé­ri­men­tal » et effi­cace dans un cas sur deux, causait de très lourds effets secon­daires « diffi­ciles à suppor­ter » : « C’était l’en­fer. Je perdais mes cheveux, j’avais mal dans les jambes, des pous­sées de fièvre à 40°, sans parler des sautes d’hu­meur ». Une situa­tion à laquelle son mariage n’a pas survécu.

A 50 ans, il a suivi un nouveau trai­te­ment et même si les méde­cins refusent de le dire « guéri », il se sent en pleine forme. Il espère que son témoi­gnage permet­tra de mieux faire connaître cette mala­die. "D’après l’ Inserm  (Institut national de la santé et de la recherche médicale) 367 000 personnes ont été contaminées par le VHC en France et 232 000 d’entre elles sont porteuses chroniques du virus. L’hépatite C chronique serait responsable de 2 700 décès par an. Donc je veux sensibiliser les gens, notamment à se faire dépister. Quand on est atteint d’une maladie, il est important de la traiter le plus tôt possible. Ensuite, je veux qu’on se mobilise pour obtenir une baisse des tarifs, de sorte que la totalité des malades soient traités. C’est un traitement qui coûte très cher, 38 000 euros pour trois mois, et ce n’est pas normal de devoir attendre d’être suffisamment malade pour pouvoir être soigné."


EXCLU AVANT-PREMIERE: Les comédiens de "Plus... par morandini

Rafraichir !

Les réactions

La réaction aux articles est réservée aux membres.


Haut de la page