By jeanmarcmorandini.com
Santé

« La pollution de l'air est un risque sous-estimé »


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Pics de pollution, interdiction des vieilles voitures à Paris, circulation alternée, démocratisation de la mobilité électrique... La qualité de l'air est devenue un enjeu sanitaire important depuis quelques années.

Pour la Journée Nationale de la Qualité de l'Air, le 21 septembre prochain, la société TEQOYA relève cependant un constat alarmant : les Européens, en particulier les Français, sous-estiment la nocivité de l'air qu'ils respirent.

Une qualité de l'air médiocre dans toute l'Europe

La pollution de l'air constitue la première cause environnementale de mort prématurée dans le monde.

En France, l'exposition chronique à la pollution de l'air est responsable de 9% de la mortalité en France , soit 48 283 décès annuels. Selon l'indice Plume Labs - calculé en fonction des niveaux de dioxyde d'azote, d'ozone et de particules - la plupart des grandes villes européennes affichent une pollution largement supérieure aux recommandations de l'OMS, qui correspondent à une valeur moyenne annuelle de 20 de cet indice.

A titre d'exemple, Lille, Marseille et Paris affichent un indice entre 37 et 45ce qui les situe parmi les villes les plus polluées dans une analyse menée par la start-up.

Dans une analyse à paraître à l'occasion de la Journée Nationale de la Qualité de l'air, TEQOYA a tenté d'établir une corrélation entre les niveaux de pollution et le taux de satisfaction des habitants concernant la qualité de l'air dans plusieurs grandes villes européennes (les niveaux de pollution étant relevé par l'indice Plume Labs et le taux de satisfaction s'appuyant sur une récente étude de la Commission Européenne).

Les résultats sont inquiétants.

Alors que la pollution de l'air est une des premières causes de mortalité au monde, l'oragnisme révèle que les urbains européens sous-estiment encore le risque associé à la pollution de l'air, et que leur perception est peu cohérente avec le niveau de pollution auquel ils sont exposés.

A Marseille par exemple, l'indice de pollution Pume Labs est deux fois supérieur au seuil recommandé par l'OMS, au même niveau que Paris.

Mais seulement un Marseillais sur deux s'inquiète de la qualité de l'air qu'il respire contre 7 Parisiens sur 10. On retrouve le même genre de décalage entre Madrid et Londres : l'indice de pollution de ces deux villes est identique, mais près de 7 Madrilènes sur 10 sont insatisfaits de la qualité de l'air contre à peine 4 Londoniens sur 10.

« Ce décalage entre pollution réelle et pollution perçue peut être expliqué par plusieurs facteurs, parmi lesquels l'imprécision des mesures de pollution dans les villes, qui reste délicate et coûteuse. Les moyens de surveillance de la qualité de l'air devraient être développés, et leurs résultats plus médiatisés. Les différences culturelles et les politiques locales de sensibilisation à la pollution peuvent également altérer la perception de la qualité de l'air. Enfin, il est probable que la population associe la pollution aux gaz d'échappement qui font partie de notre quotidien, alors que les émissions automobiles ne constituent qu'une partie de la pollution. » explique Pierre Guitton, Président de TEQOYA.

La qualité de l'air intérieur : une problématique encore méconnue Les niveaux de pollution sont alarmants, mais on parle très peu de la pollution intérieure qui reste pourtant très importante. 90% des Français, Allemands et Anglais considèrent que l'air dans leur logement est de bonne qualité et 66% estiment que la qualité de l'air est meilleure, air qui est pourtant 5 à 10 fois plus pollué qu'à l'extérieur. On parle encore très peu de la qualité de l'air au sein même du logement, du bureau, de la voiture, alors qu'on y passe 80% de notre temps. En effet, malgré les alertes pollution, les Français adoptent toujours des réflexes biaisés : ne pas ouvrir les fenêtres et rester enfermer, par exemple. « Les peintures, les produits ménagers, les bougies parfumées, les colles et vernis des meubles et des planchers rejettent des gaz toxiques. Les particules fines sont le principal problème de santé publique d'après l'OMS, hors nous en respirons plus à l'intérieur qu'à l'extérieur de nos lieux de vie, du simple fait du temps que nous y passons. Il est nécessaire de continuer la sensibilisation à la qualité de l'air, notamment à l'intérieur des logements. » s'inquiète Pierre Guitton, co-fondateur de TEQOYA.

*La majorité des ioniseurs est accusée de polluer davantage l'intérieur en dégageant des gaz toxiques tels que l'ozone, qui provoque des irritations oculaires et pulmonaires. Il permet de réduire jusqu'à 75% le taux de particules fines, dans la maison et dans la voiture. Les purificateurs d'air sont en effet efficaces sur toutes les tailles de particules polluantes, et particulièrement sur les particules ultrafines et les nanoparticules, les plus dangereuses car elles s'insinuent au plus profond du système respiratoire et sanguin.


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