By jeanmarcmorandini.com
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Les accros » au sport ont trois fois plus souvent des problèmes d’alcool que les non « accros »


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L'Observatoire 2016 « Les Français et l'alcool », conduit par la Fondation pour la recherche en alcoologie, a analysé la relation entre l'activité physique et la consommation d'alcool*.

Elle montre qu'il existe une relation entre l'addiction au sport** et une consommation problématique d'alcool. Pour le professeur Philip Gorwood, président du comité scientifique de la Fondation, « les addictions sont extraordinairement comorbides, c'est-à-dire facilement associées.

L'association sport et alcool est intuitivement peu compatible, on serait donc plutôt en présence d'une consommation excessive de type " 3ème mi-temps" » », avec des facteurs de risque commun aux deux addictions. Les autres questions de l'enquête 2016 portent sur les connaissances pratiques liées à l'alcool et les comportements lors de situations à risque (lors des sorties et pendant la grossesse).

Une moitié environ des Français déclare faire du sport de manière régulière (52 %) alors que l'autre n'en fait pas (48 %). La pratique régulière est plus souvent le fait d'hommes, plus jeunes et plus souvent actifs que les non-pratiquants. La mesure de l'addiction au sport (test EIA) et de la détection des problèmes d'alcool (test DETA) montre que 5 % des personnes interrogées présentent les critères d'une addiction au sport et 15 % ceux d'une consommation problématique d'alcool. 

Les personnes qui déclarent une activité physique régulière ont plus souvent une fréquence de consommation élevée (au moins hebdomadaire) mais moins souvent des problèmes d'alcool. En revanche, les personnes présentant les critères d'une addiction au sport sont presque trois fois plus nombreuses à montrer les signes d'une consommation problématique d'alcool (11 % contre 4 %). 

Les autres résultats de l'Observatoire 2016 montrent que les connaissances pratiques essentielles à la maîtrise de sa consommation restent encore mal connues par les Français (équivalence en teneur d'alcool entre les différentes boissons alcoolisées, repères de consommation problématique). Dans le même temps, les Français semblent adopter un comportement de prudence : la pratique du conducteur désigné (SAM) est adoptée systématiquement par 6 personnes sur 10 lors des sorties en voiture et plus de 7 personnes sur 10 recommanderaient à une femme enceinte une consommation d'alcool égale à zéro. Ces résultats sont stables par rapport aux données recueillies dans le cadre de l'Observatoire 2014.

* Cette étude sera présentée notamment dans le cadre de la journée scientifique de la Fondation organisée le 29 septembre à Paris sur le thème : « Le sport, facteur de protection ou d'exposition au risque alcool ? ».
** Appelée aussi « bigorexie » l'addiction au sport est reconnue comme une maladie depuis septembre 2011 par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)


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