By jeanmarcmorandini.com
Santé

Certains cancers touchent plus les pauvres et d’autres cancers les riches selon une étude de Santé Publique France !


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Selon l’étude Santé Publique France, relayée par 20 Minutes.fr , « la part des cas de cancers attribuables à la défavorisation sociale était la plus importante pour les cancers du larynx (30,1 %), des lèvres-bouche-pharynx (26,6 %) et du poumon (19,9 %) chez l’homme, et pour les cancers des lèvres-bouche-pharynx (22,7 %) et du col de l’utérus (21,1 %) chez la femme ».

Selon Joséphine Bryère, chercheuse et co-auteure de l’étude, "si demain toute la population avait le niveau socioéconomique de la catégorie la plus favorisée en France, on réduirait le nombre de cancers du poumon et du col de l’utérus d’environ 20 %  e t 15.000 décès seraient ainsi évités chaque année. C’est énorme !" 

"Quand on vit dans une extrême pauvreté, la santé n’est pas une priorité et encore moins la prévention. C’est très net concernant le cancer du col de l’utérus. Les personnes les plus pauvres, notamment les migrants, ne vont pas faire de frottis" indique dans les pages du quotidien Pierre Bey professeur émérite et conseiller à l ’Institut Curie

Ce dernier ajoute que les cancers qui touchent les pauvres sont d'ailleurs les plus mortels. "Le cancer, c’est plutôt la maladie des pauvres des pays riches. Car les cancers qui touchent davantage les plus pauvres sont aussi les plus mortels : on est toujours à 15 % de chance de survie pour le cancer du poumon, contre plus de 80 % pour le cancer de la prostate et du sein."

  Pour autant, les riches ne sont pas épargnés par la maladie. " On avait déjà observé il y a une dizaine d’années une corrélation entre le niveau d’études élevé et le risque de cancer du sein. Ces femmes diplômées ont moins d’enfants, plus tard et allaitent moins souvent que la moyenne nationale. Trois facteurs qui font baisser le risque de cancer du sein."

Selon l’étude, "pour le cancer de la prostate et, dans une moindre mesure, pour le cancer du sein, ces différences peuvent être dues à la détermination sociale de la pratique du dépistage et du sur-diagnostic qui lui est lié."

 


Une étudiante de 28 ans est décédée d'un cancer... par morandini

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