By jeanmarcmorandini.com
Santé

Atteinte de la maladie de Charcot, elle interpelle les candidats sur le suicide assisté: "J'en veux surtout à François Hollande!"


0

Anne Bert avait ému un grand nombre de téléspectateurs sur TF1 dimanche dernier.

Atteinte de la maladie de Charcot, elle a décidé d'avoir recours au suicide assisté en Belgique car cela n'est pas autorisé en France.

"Il n'y a pas de place pour l'espoir puisque c'est une maladie totalement incurable, on ne peut pas la soigner. Il n'y a pas d'espoir à moins d'un miracle mais je ne crois pas suffisamment en Dieu pour avoir cet espoir-là", a-t-elle confié sur Europe 1.

Et d'ajouter: "Ma mort m'appartient, elle n'appartient pas à Dieu. J'ai su que je ne rentrerais pas dans le tunnel de la mort, dans une déchéance du corps qui ne peut plus rien faire. Je ne me laisserai pas emmurer, enfermée".

"J'ai décidé du terme, la limite que je me suis fixée. (...) Tant que je peux porter de la nourriture à ma bouche et tant que je peux faire mes soins très intimes, je serai encore debout. Quand je ne pourrai plus, je mettrai en oeuvre tout ce qu'il faut pour en finir.", a-t-elle poursuivi.

Anne Bert explique également pourquoi elle mène ce combat en interpellant les candidats à l'élection présidentielle sur la question du suicide assisté en France: "Effectivement, c'est une histoire très intime. Mais moi, de ce combat qui est perdu parce qu'il n'y a pas de médicament pour me soigner, je veux en faire un combat collectif. C'est ce que j'appelle la double peine. Je sais que je suis condamnée mais en plus je dois chercher une porte de sortie en dehors de mon pays. C'est une horreur ajoutée à l'horreur de la maladie".

Et de lâcher: "Oui, j'en veux surtout à François Hollande, qui l'avait mis dans son programme. J'ai voté François Hollande en pensant que c'était une conviction alors que c'était une promesse électorale. La loi Leonetti n'est en rien semblable à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. Alors oui, je lui en veux terriblement car il est responsable de cette double peine que je subis." 

"Je suis totalement scandalisée par ce qu'on peut entendre de la bouche des candidats, des politiques et de beaucoup médecins sur le sujet. (...) On botte en touche, on dit que la France n'est pas prête. Mais qui n'est pas prêt ? Ce ne sont pas les Français. J'ai reçu des centaines de lettres de soutien, même de catholiques, qui sont pour ce libre choix. (...) Je veux bien transférer les centaines de lettres que j'ai reçues", a-t-elle confié.


Atteinte de la maladie de Charcot, elle... par morandini

Rafraichir !

Les réactions

La réaction aux articles est réservée aux membres.


Haut de la page