By jeanmarcmorandini.com
Santé

Le captagon, la drogue désinhibante des djihadistes


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L'homme qui a commis un attentat sur la plage d'un hôtel de Sousse, en Tunisie, le 28 juin 2015, était sous l'emprise du captagon , selon une source citée par le Daily Mail.

Le captagon, appelé fénétylline (ou fénéthylline) est  un stimulant de la famille des amphétamines qui comprend aussi la métamphétamine, l'ecstasy (MDMA), et la methcathinone.

 

Une substance désinhibante "Comme tous les neuroexcitants, cette molécule entraîne une résistance à la fatigue et donne l'impression à celui qui la prend qu'il n'a plus de limites. Il est deshinibé et devient capable de passer à l'acte sans crainte de la réaction des autres qui n'existent même plus pour lui", explique William Lowenstein, médecin spécialite des addictions et président de SOS addictions. "Mais il ne suffit pas de prendre du captagon pour fusiller 38 personnes !

Dans ce cas, la drogue a agi sur un cerveau "préformaté". Généralement, cette substance est utilisée pour ses propriétés dopantes. Dans les années 1960 à 1970, c'était d'ailleurs la molécule la plus utilisée dans le cyclisme." "La fénétylline entre en interaction avec les mécanismes chimiques à l’intérieur du cerveau et joue sur les circuits de la récompense et du plaisir ", ajoute le médecin urgentiste Gérald Kierzek.

 La Syrie serait devenu le principal pays producteur. "Des sites de production y ont été ré-ouverts. Le pays le fabrique avec des normes de sécurité qui laissent à désirer car la fénétylline est coupée avec du talc ou du paracétamol, ce qui est très problématique en terme d’hygiène. Ces produits peuvent en effet avoir des effets secondaires lorsqu’ils sont pris à très grandes doses ", précise Gérald Kierzek. Selon Reuters, le gouvernement syrien et les rebelles affirmeraient chacun de leur côté que l’autre groupe utilise cette drogue pour supporter les longues heures de combat sans sommeil.

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