By jeanmarcmorandini.com
Santé

L’affaire du vaccin contre l’hépatite qui a duré 17 ans se termine avec un non-lieu


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Il aura fallu attendre 17 ans. La justice a donné son verdict dans l'affaire du  vaccin contre l’hépatite B et  la décision du non-lieu a été rendue.

À l’époque, le vaccin contre l’hépatite était mis en cause dans l’apparition de maladies neurologiques telles que la sclérose en plaques. Les associations de familles des victimes sont "dépitées" par ce jugement. Elles ont décidé de faire appel, car "le prix est trop lourd à payer".

Selon la Voix du Nord , l a juge d'instruction en charge de ce dossier a rendu un non-lieu le 9 mars, comme le demandait le parquet. Les magistrats n'ont pas trouvé de "causalité certaine" entre la vaccination contre l'hépatite B et l'apparition de ces pathologies.  Le gouvernement avait lancé  une vaste campagne de vaccination en  1994, visant à vacciner plus de 20 millions de Français contre l'hépatite B !

Certains patients vaccinés ont été atteint  de scléroses en plaques ou autres maladies neurologiques.

Une plainte avait été déposée à la suite du décès d'une enfant, née en 1985 et atteinte d'une maladie de la moelle osseuse, moins d'un an après sa vaccination en 1996.

Selon l'enquête ouverte en 1998, il y avait une soixantaine de victimes, dont neuf décédées. T rois anciens responsables des laboratoires pharmaceutiques Sanofi-Aventis et GlaxoSmithKline avaient été  mise en examen pour "tromperie aggravée." 

Les laboratoires et un médecin avaient été placés sous le statut intermédiaire de témoin assisté pour "homicides et blessures involontaires".

Jointe par l'AFP, l'une des avocates de parties civiles, Me Gisèle Mor, a dénoncé "une décision scandaleuse" dont "il sera probablement interjeté appel". "La décision fait référence à la position de l'administration sanitaire, pourtant les différents juges n'ont pas effectué les vérifications" sur le travail des autorités, a-t-elle protesté. "Dès le début, il y a eu une volonté de ne pas aboutir", a affirmé l'avocate, pour qui l'administration "n'a pas rempli son devoir de surveillance".

 

 

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