By jeanmarcmorandini.com
Santé

Les prud’hommes de Paris jugent leur premier cas de bore-out


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Tout le monde connaît le burn out, le syndrome d'épuisement professionnel. Cependant, à l'inverse 30% des salariés français souffriraient du bore-out ou l'ennui au travail.

Ce phénomène peut entrainer de graves conséquences sur la santé. Pendant quatre ans, Frédéric a été mis au placard relate Francetvinfo.  

Chargé des services généraux de son entreprise, du jour au lendemain il n'a plus eu plus rien à faire. Il a été alors victime du bore-out, un trouble psychologique engendré par le manque de travail.  "On arrive le matin et on a moins de chose à faire. Les premiers jours, les premières semaines, on est plutôt heureux. Mais au bout de quelques semaines, Internet devient votre meilleur ami, vous n'avez plus que ça à faire et là, on commence à se refermer totalement sur soi (…) On s'enferme dans un bureau pour pleurer", explique Frédéric.

Frédéric s'isole aussi de ses amis pour ne pas leur révéler ce qu'il vit au travail. Une honte qui conduit à se replier sur lui-même. Le sentiment de solitude est immense : "On ne ressent plus rien, c'est-à-dire qu'on n'est plus du tout un être humain. Il n'y a plus d'estime de soi", raconte Frédéric.

 "La mise au placard peut déclencher des maladies comme des ulcères mais il peut aussi y avoir des  dépressions  qui vont jusqu'à des tentatives de suicide et des suicides", explique sur le site Francetvinfo, Dominique Lhuilier, psychologue du travail.

Les prud’hommes de Paris jugent ce premier cas de bore out ce lundi.

M. Desnard décrit à l'AFP sa "mise au placard" comme une "descente aux enfers insidieuse, un cauchemar", à l'origine, selon lui, de ses "graves problèmes de santé : épilepsie, ulcère, troubles du sommeil, grave dépression". Cette "placardisation" est survenue, selon lui, à la "suite à la perte d'un gros contrat pour l'entreprise et d'une restructuration à venir". "J'avais honte d'être payé à ne rien faire"

 "J'ai déprimé, j'avais honte d'être payé à ne rien faire. Je suis épileptique et j'ai eu un accident de voiture dû à cette épilepsie, puis une grave dépression. Le plus terrible, c'est la négation de cette souffrance", ajoute-t-il.

Pour son avocat, Montasser Charni, "M. Desnard a clairement été victime d'une mise à l'écart intentionnelle de la part de son ex-employeur qui a atteint son objectif : le licencier sans avoir à lui payer d'indemnités et notamment d'indemnité compensatrice de préavis". Outre le paiement du préavis, Me Charni réclame des dommages intérêts à hauteur de 150.000 euros.

 

 

 


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