By jeanmarcmorandini.com
Santé

La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) touche 5 à 10 % des adultes de plus de 45 ans


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La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) touche 5 à 10 % des adultes de plus de 45 ans. Elle progresse lentement et devient invalidante. Les fumeurs ou anciens fumeurs constituent 80 % des malades. 3,5 millions des personnes affectées en France, 100 000 malades sous oxygène à domicile, plus de 40 000 nouveaux malades par an en Affection de Longue Durée (ALD), 16 000 décès chaque année…

La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire chronique qui se caractérise par une obstruction lente et progressive des voies aériennes provoquant à terme une insuffisance respiratoire chronique.

Deux individus atteints sur trois ignorent qu'ils le sont et que leurs poumons se détruisent progressivement. La moitié sont à un stade léger et plus d'un tiers à un stade modéré de la maladie.

Au premiers stades de la maladie, un essoufflement à l’effort est présent et va devenir de plus en plus intense dans les activités de la vie quotidienne. La BPCO n’est pas qu’une maladie des poumons ; elle a des conséquences sur d’autres organes indique le site BPCO. La fonction pulmonaire se détériore naturellement avec l’âge. Si vous cessez de fumer, vous pouvez ralentir le déclin de votre fonction pulmonaire et éviter le handicap. Par ailleurs d’autres facteurs peuvent être en cause comme les polluants professionnels (fumées, poussières toxiques, irritants…). Dès les premiers signes d’alerte (toux, crachats abondants), et surtout si ceux-là persistent depuis plus d’un mois, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin. Cette toux et ces crachats sont souvent banalisés par les fumeurs alors qu’il s’agit au contraire des premiers signes d’alerte, témoins de l’inflammation des bronches. Cette bronchite chronique est une des manifestations de la BPCO. D’autres symptômes existent, comme l’emphysème. Il correspond à une destruction irréversible des alvéoles pulmonaires. La conséquence de ces symptômes est un essoufflement appelé dyspnée, d’abord à l’effort puis pour des efforts de plus en plus anodins. À un stade ultime, l’essoufflement de la BPCO a lieu au repos, nécessitant très souvent une oxygénothérapie.

Un malade atteint d'une BPCO sera suivi par un généraliste, par un pneumologue et, si besoin, par un kinésithérapeute. Actuellement, il n’existe pas de traitement pour guérir de la maladie mais certains moyens permettent d’éviter une évolution de la maladie et d’améliorer les conditions de vie. L’arrêt du tabac et de l’exposition aux fumées, la prise de médicaments, destinés à dilater les bronches, est indiquée en cas d’essoufflement, des séances de kinésithérapie respiratoire peuvent être utiles pour désencombrer les bronches, notamment chez les patients ayant du mal à cracher, le traitement par oxygène, l’oxygénothérapie, est indiqué chez les personnes en insuffisance respiratoire chronique, la vaccination contre la grippe et les infections à pneumocoques, en particulier après 65 ans, lors des épisodes d'exacerbation, des antibiotiques sont parfois prescrits pour une dizaine de jours afin d'éviter une infection pulmonaire indique le site sciences et avenir .

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