By jeanmarcmorandini.com
Santé

Des chercheurs anglais ont mis au point un patch transdermique capable de libérer de l'ibuprofène !


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Des chercheurs anglais de l'université de Warwick ont mis au point un patch d' ibuprofène , permettant de libérer le médicament sous la peau et cibler précisément la douleur. Ils ont  collaboré pour ce projet avec la société Medherant , spécialisée dans les médicamenteux transdermiques. C ollé sur la zone douloureuse, ce dernier serait suffisant selon les scientifiques qui veulent commercialiser cette invention d'ici deux ans.  "Beaucoup de patchs ne contiennent pas d'agents qui permettent de venir à bout de la douleur, ils l'apaisent simplement par un effet de réchauffement. Notre technologie signifie maintenant que nous pouvons pour la première fois produire des patchs qui contiennent des doses efficaces d'ingrédients actifs.", explique le Pr David Haddleton. 

Les chercheurs ont trouvé le moyen de lui faire  contenir une grande réserve d'ibuprofène renfermée dans une matrice en polymère représentant jusqu'à 30 % du poids total du dispositif. Avec son  action prolongée, il pourra traiter des douleurs chroniques. 

Les chercheurs souhaiteraient à terme augmenter le chargement des patchs, voire y inclure d'autres principes actifs. "Notre succès ne se limite pas à l'ibuprofène, nous avons également eu de grands résultats avec du salicylate de méthyle (ndlr: une molécule utilisée dans les liniments et les gels traitant les douleurs articulaires et musculaires). Nous pensons que beaucoup de personnes peuvent exploiter notre technologie et nous cherchons des occasions de tester un éventail beaucoup plus large de traitements au sein de notre patch."

Rappelons que L’ibuprofène, commercialisé depuis les années 60, est un médicament vendu sans ordonnance et largement utilisé en France pour soulager les douleurs et les inflammations.  Cependant, l'Agence européenne du médicament met en garde dans un rapport les risques d'infarctus ou d'accidents cardiovasculaires liés à la prise massive de ce médicament connu aussi sous le nom d’Advil ou Nurofen augmenterait les risques de faire un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

Photo : ©University of Warwick

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