By jeanmarcmorandini.com
Santé

Quels sont les médicaments qui peuvent entraîner une incontinence urinaire ?


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De nombreux médicaments peuvent déclencher ou aggraver une incontinence urinaire , certains parce qu'ils vont augmenter le volume des urines, d’autres parce qu'ils nuisent au bon fonctionnement de la vessie.A noter que les personnes qui ont déjà des facteurs de risque d’incontinence urinaire voient celle-ci apparaître ou s'aggraver au moment où un nouveau traitement médicamenteux est mis en place.

Le Pr Gérard Amarenco, spécialiste en médecine de rééducation affirme sur le site Allodocteurs. "Oui, certains médicaments peuvent favoriser l'incontinence urinaire. Il s'agit des médications qui vont agir sur la relaxation du sphincter notamment chez les patients âgés, à qui on va donner des substances dites adrénergiques qui améliorent autant que faire se peut la circulation cérébrale, mais qui diminuent les pressions au niveau du sphincter.

Certains médicaments antihypertenseurs ont aussi ce rôle, ils vont diminuer la résistance au niveau urétral, au niveau du sphincter. Un certain nombre de médications prescrites dans les troubles prostatiques chez l'homme agissent aussi sur la relaxation sphinctérienne. Et d'ajouter: "On peut avoir des incontinences urinaires par réduction de la capacité de la vessie et notamment par le biais d'une hyperactivité du muscle vésical. La contraction trop précoce et anarchique de la vessie non contrôlée par le cerveau peut entraîner cette hyperpression de la vessie qui va être supérieure à celle du sphincter et donc entraîner une incontinence. Dans ce cas, on est face à une incontinence urinaire par urgence."

Les psychotropes, les antihypertenseurs centraux, antidépresseurs, antipsychotiques, les anticancéreux, antibiotiques, antiviraux, antiparasitaires et médicaments contre la maladie d’Alzheimer peuvent encourager une incontinence urinaire.

Comment éviter les incontinences urinaires liées aux médicaments ? Cette dernière qui est liée à un médicament est réversible à l’arrêt de celui-ci. Si le patient modifie la dose ou cesse d’utiliser cette molécule, il peut donc la plupart du temps retrouver le plein contrôle de sa vessie. Parlez-en à votre médecin qui envisagera l'arrêt ou le changement du traitement si ces symptômes venaient à venir.

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