By jeanmarcmorandini.com
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Le bonheur se trouverait dans les gènes selon une étude


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Selon une étude publiée dans Journal of Happiness Studies , le bonheur se trouverait dans les gènes ! L'ADN est plus susceptible de contenir un allèle spécifique impliqué dans le plaisir des sens et la réduction de la douleur. «C'est la première fois qu'une étude établit que les variations nationales en terme de bonheur (...) ont une composante génétique», affirment ses auteurs Michael Minkov, de l'Université de management de Varna, en Bulgarie, et Michael Harris Bond, de l'Université Polytechnique de Hong Kong.

Les pays les plus «heureux» sont ceux où l'on trouve la plus haute prévalence d'un «allèle A», un variant génétique qui empêche la dégradation de l'anandamide, une substance naturelle qui accroît les plaisirs sensoriels et diminue la douleur.

Ils se trouvent en Afrique de l'Ouest - Ghana et Nigeria notamment - et en Amérique latine particulièrement au Mexique et en Colombie.

À l'inverse, les habitants de certains pays arabes (Algérie, Jordanie), qui ont une faible prévalence en allèle A, sont nettement moins enclins à se dire heureux. Mais aussi les populations de l'est de l'Asie, notamment la Chine et la Thaïlande.

En Europe, les Suédois, qui ont une forte prévalence d'allèle A, se sentent souvent très heureux. La France ne s'en tire pas trop mal. Mais les Italiens et les Espagnols, avec une faible prévalence d'allèle A, ne se disent pas très heureux.

«Se sentir heureux, détendu et de bonne humeur ne dépend donc pas de la prospérité et de la sécurité d'un pays», affirme le professeur Minkov.

«En fait, la corrélation entre bonheur et sécurité semble même être inverse. Les plus forts taux de meurtres et de vols dans le monde se trouvent dans le nord de l'Amérique latine et en Afrique subsaharienne; or c'est là précisément que l'on trouve les gens les plus heureux et les plus détendus», ajoute-t-il.

«L'une des explications possibles à ce paradoxe serait que pour survivre dans ces sociétés stressantes, vous avez besoin de gènes qui vous aident à affronter ces tensions.»

Toutefois, les Russes, qui ont une prévalence correcte d'allèle A mais ne se disent pas heureux. «Manifestement, leur taux de bonheur bas n'est pas dû à un manque d'anandamide.» Les auteurs reconnaissent que la génétique n'est pas le seul facteur déterminant le bonheur. Ils soutiennent que les difficultés économiques et politiques en continu rencontrés par les pays de l'Est contribuent aux très faibles scores de bonheur des Russes et des Estoniens. 

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