By jeanmarcmorandini.com
Santé

Épilepsie : les médecins recommandent aux malades de faire du sport contre les crises


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En France, l' épilepsie qui est maladie neurologique concerne  près de 500.000 personnes. Les crises  se manifestent par des convulsions. Aujourd'hui, les médecins recommandent aux malades de faire de l'exercice

L'activité physique déclenche dans le cerveau des processus qui réduisent le risque de survenue des crises d'épilepsie. Le Dr Gilles Huberfeld, neurologue à l'Hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris, explique :   "on sait que, par exemple, on augmente dans le cerveau les hormones qui font qu'on a cet espèce de bien-être de temps en temps au court de la pratique d'un sport et cela a probablement des effets anti-crise d'épilepsie. Il y a moins de crises, souvent elles sont moins sévères. Et chez certains patients, cela va améliorer des troubles qui vont accompagner l’épilepsie : des troubles anxieux, dépressifs, du sommeil…"

France 2 a interrogé Laïla Ahddar dont les crises ont commencé à l'âge de 16 ans. "Quand on m'a annoncé l'épilepsie, on m'a clairement répondu : « le sport en compétition, c'est fini ! ». Pour moi, cela a été un coup de massue. J'étais dans une section sport-étude. Tout ce qui me passionnait, m'animait pour avancer dans mes études, s'envolait."  

Pendant près de vingt ans, la jeune femme   ne pratique plus d'activités sportives, puis lorsqu'elle a commencé à mieux se sentir, elle s'est de nouveau tourné vers le sport.  "Aller seule vers un club, ce n'était pas possible pour moi. J'avais peur d'être jugée car l'épilepsie, ce sont aussi des troubles de la concentration, de la coordination…"

Il y a deux ans, elle opte pour des cours particuliers. Pour Nicolas Brunel, son coach, c'était une nouvelle expérience. "C'était une maladie que je connaissais très peu. Je savais grosso modo que la maladie pouvait engendrer des crises, mais Laïla nous a rassurés." 

Le sport lui a permis d'espacer, voire de faire disparaître les crises. Au départ, la priorité était "vraiment de travailler la concentration pour pouvoir exécuter les gestes qui demandaient une certaine précision. Et les enchaînements, je n'arrivais pas à les coordonner ou même à m'en souvenir".

Aujourd'hui la jeune femme prépare son diplôme d'instructeur.

  Recommandations officielles de la Ligue internationale contre l'épilepsie (ILAE) en vue de la pratique du sport :

Sports du groupe 1 : pas de risque additionnel

- Athlétisme (sauf pour les sports énumérés dans le groupe 2)
- Bowling
- La plupart des sports de contact (judo, lutte, etc.)
- Sports collectifs sur le terrain (baseball, basket-ball, cricket, hockey sur gazon, football, rugby, volley-ball, etc.)
- Ski de fond
- Curling
- Danse
- Golf
- Sports de raquette (squash, tennis de table, tennis, etc.)

Sports du groupe 2 : risque modéré

- Ski alpin
- Tir à l'arc
- Athlétisme (saut à la perche)
- Biathlon, triathlon, pentathlon moderne
- Canoë-kayak
- Sports de contact collective impliquant potentiellement des blessures graves (par exemple, boxe, karaté, etc.)
- Vélo
- Escrime
- Gymnastique
- Equitation (par exemple dressage, concours complet, saut d'obstacles)
- Hockey sur glace
- Tir
- Skate board
- Patinage
- Snowboard
- Natation
- Ski nautique
- Musculation

Sports du groupe 3 : haut risque (et risque potentiel pour les témoins)

- Aviation
- Escalade
- Plongeon (plate-forme, tremplin)
- Les courses de chevaux en compétition
- Sports mécaniques
- Parachutisme (et sports similaires)
- Rodeo
- Plongée sous-marine
- Saut à ski
- Voile en solitaire
- Surf, planche à voile

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