By jeanmarcmorandini.com
Santé

Le dépistage du cancer de la prostate présente plus d’inconvénients que de bénéfices !


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Pour l’Institut du cancer, ce dépistage, conseillé par les urologues, présente plus d’inconvénients que de bénéfices. Le risque principal est de « sur-traiter » des patients avec des effets secondaires parfois lourds.

Les autorités de santé françaises avaient alerté sur l’utilisation trop importante du dosage du PSA dans le dépistage du cancer de la prostate . Cette habitude conduit à un sur-diagnostic et à des interventions abusives.

Faut-il faire un dépistage du cancer de la prostate ? Les deux tiers des médecins généralistes déclarent recommander systématiquement un dépistage du cancer de la prostate à leurs patients âgés de 50 à 75 ans. Les données du régime général de l’Assurance maladie vont en ce sens et indiquent que les trois quarts des hommes âgés de 50 à 69 ans ont réalisé au moins un dosage de PSA au cours des trois dernières années. Il ne s’agit donc pas d’une démarche au cas par cas, mais d’une pratique qui a un aspect systématique et qui doit être abordée comme telle.

« Pour nous, ce dépistage présente plus d’inconvénients que de bénéfices. Mais l’essentiel est de bien informer les hommes pour qu’ils prennent une décision éclairée », indique ainsi Frédéric de Bels, en charge du dépistage à l’Institut national du cancer (Inca).

Chaque année, on recense 57 000 cas de cancer de la prostate et environ 8 900 décès. Les trois quarts d’entre eux ont lieu après 75 ans. 

Trop d’effets secondaires ? Le problème est que ces traitements ont de nombreux effets secondaires. Un patient sur deux qui est ainsi traité va développer des complications, en particulier une incontinence urinaire ou des troubles de l’érection pouvant aller jusqu’à l’impuissance.

L e cancer de la prostate se développe à partir de cellules qui, suite à une succession d’évènements mutationnels, vont perdre tout contrôle et former une masse cancéreuse. 

Il s’agit d’un cancer à évolution généralement lente, de l’ordre de 10 à 15 ans, et ces tumeurs restent longtemps très localisées sans rupture de la capsule prostatique (AFU, 2007).

Lorsque la tumeur devient métastatique, les organes de voisinage peuvent être atteints. Les localisations à distance se font préférentiellement au niveau osseux, ganglionnaire et plus tardivement au niveau hépatique et pulmonaire.

Près de 95 % des cancers prostatiques sont des adénocarcinomes, les autres tumeurs épithéliales ou conjonctives malignes sont beaucoup plus rares et représentent moins de 5 % des cas. 


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