By jeanmarcmorandini.com
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Pakistan: Ils égorgent leur fille enceinte au nom de l'honneur de la famille


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Selon la Tribune.com , une jeune femme enceinte de son deuxième enfant a été égorgée par des proches pour s'être mariée sans leur consentement, dans l'est du Pakistan. Les liens de Bibi avec sa famille ont été rompues après son mariage mais sa mère et son frère l'aurait approché dans une clinique où elle faisait un check-up jeudi et l'ont convaincu de rentrer, prétextant qu'ils avaient accepté sa décision.

Le chef de la police locale Gohar Abbas a déclaré que lorsque la jeune femme a atteint la maison de ses parents, son père, son frère et sa mère lui ont coupé la gorge avec un couteau. Elle est morte sur place.

Muqaddas Bibi, 22 ans, avait épousé Taufiq Ahmed il y a trois ans en dépit de l'opposition de sa famille, qui considérait qu'un mariage d'amour - par opposition à un mariage arrangé - était une source de honte, a indiqué à l'AFP un policier chargé de l'enquête. 
Elle avait une fillette de 10 mois, et elle était enceinte de sept mois lorsqu'elle a été tuée, a-t-il ajouté.

Les suspects, recherchés par la police, ont fui le domicile familial du village de Buttaranwali, à quelques 75 kilomètres de la capitale provinciale de Lahore. Un autre membre de la famille a été arrêté pour incitation au meurtre, a ajouté le policier.

Des centaines de femmes sont tuées chaque année au Pakistan par des proches sous prétexte de défendre ce qui est considéré comme l'honneur de la famille.

Selon la Tribune.com, la semaine dernière, une adolescente, Zeenat Bibi, a été tuée par sa mère à Lahore pour avoir épousé l'homme de son choix, un cas qui a choqué le pays. Peu après dans la même ville, un couple a été tué pour la même raison. Et dimanche, une jeune fille chrétienne a été tuée par son frère car elle voulait se marier à sa guise, dans la ville de Sialkot, toujours dans la province centrale du Pendjab. 

Un film sur les crimes d'honneur au Pakistan a remporté l'Oscar du meilleur court métrage documentaire en Février: " Une fille dans la rivière: Le prix du pardon"

Le Premier ministre Nawaz Sharif a promis d'éradiquer le «mal» mais aucune nouvelle législation n'a été déposée.

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