By jeanmarcmorandini.com
Santé

Des parents face à un choix difficile : débrancher leur fille ou pas ?


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C'est une histoire bouleversante que raconte la famille d'une jeune femme à la télévision canadienne.

Catherine Binette, a été happée par un camion semi-remorque à Winnipeg, au Manitoba. Plongée dans le coma, les médecins pensaient qu'elle vivrait dans un état végétatif à tout jamais.

  À la suite de l'accident Carole Paiement et son conjoint ont été confrontés à un dilemme insupportable : choisir de débrancher ou pas leur fille ?

Mme Paiement a toujours refusé que son enfant soit débranché : aujourd'hui Catherine parle, marche et peut profiter de la vie. «Je ne réalise pas à quel point ça a été difficile, explique Catherine sur les ondes de LCN. Aujourd'hui, je peux dire que je suis très heureuse d'être en vie. Je pense que j'essaie d'en profiter le plus possible.»

«Quand on a appris ça, nous qui étions ici au Québec, on ne savait pas à quoi s'attendre, poursuit sa mère. Quand on est arrivé à Winnipeg et qu'on s'est rendu compte de l'état de Catherine qui était branchée artificiellement, tout ce qu'on nous dit c'est : "On avait hâte que vous arriviez, on vous attendait pour la débrancher." On était un peu surpris, ce n'était pas ce à quoi on s'attendait. Finalement, son père et moi, on a refusé.»

Les médecins ont pourtant insisté à maintes reprises ! Carole Paiement a refusé : «Elle décédera, c'est son choix et non le nôtre. Qui suis-je pour décider de la vie de notre fille et vous, qui êtes-vous pour décider de la vie de ma fille? Ce sera elle qui décidera si elle nous quitte ou si elle reste.»

Après son transfert à Montréal, Catherine est restée dans le coma pendant presque un mois jusqu'à ce qu'un miracle se produise. «Quand elle s'est réveillée, elle était dans un état de stupeur. Ils appellent ça "l'état d'éveil", ajoute sa mère. Elle était dans sa bulle à elle.» «On ne savait pas si elle allait parler, voir ou me reconnaître, poursuit-elle. Elle ne buvait pas, elle ne mangeait pas, elle était gavée.»

«La petite miraculée» comme l'appelle son neurochirurgien a fait depuis, d'immenses progrès et peut maintenant marcher. «C'est moins rapide, sauf que j'arrive à me déplacer quand même, déclare-t-elle. C'est une grande victoire et ça fait mentir les médecins à mon grand plaisir!»

La maman souhaite délivrer un message à tous les parents qui se retrouvent dans cette situation. «Ne laissez pas tomber trop vite, accrochez-vous! Quand j'ai senti bouger le bout de ses doigts et qu'on me disait que c'était des spasmes, je disais: "Non, non! Je sens qu'il y a quelque chose qui se passe!"»


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