By jeanmarcmorandini.com
Santé

Sommeil: 40% des élèves déclarent s’endormir avec des écouteurs diffusant de la musique


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Les ados sont de plus en plus nombreux à s'endormir avec des écouteurs diffusant de la musique. Une pratique qui perturbe leur sommeil   L’Observatoire du bruit en Ile-de-France appelé Bruitparif alerte dans un communiqué sur les conséquences d’une pratique de plus en plus répandue chez les adolescents : l’usage nocturne des casques audio.

Les pratiques d’écoute musicale des adolescents et jeunes adultes changent. Lorsqu’il y a quelques années certains écoutaient de la musique sur une chaîne hi-fi avec un CD ou une cassette audio au moment de s’endormir, c’est à présent avec des écouteurs dans les oreilles que les jeunes le font.

Grâce aux progrès technologiques qui ont entraîné une augmentation importante des capacités de stockage et de l’autonomie des appareils, la durée d’écoute n’est plus limitée.

De plus, les « playlists » permettent de programmer des heures de musique sans interruption là où les CDs ou les cassettes audio étaient limitées à une douzaine de morceaux.

Les jeunes peuvent donc potentiellement écouter de la musique sur une longue période au cours de la nuit. Ce changement de pratique questionne.

Près de 40% des élèves interrogés déclarent ainsi s’endormir avec des écouteurs diffusant de la musique. 8% le feraient tous les jours et 31% le feraient de temps en temps. Plus préoccupant encore, cette pratique semble s’accentuer avec l’âge. Alors que les 12 ans sont 30% à déclarer écouter de la musique avec un baladeur numérique en s’endormant, ce pourcentage passe à 42% chez les 14 ans.

Chez les 14 ans, ils sont même 14% à dire le faire tous les soirs, contre 4% chez les 12 ans.

 Aucune étude à notre connaissance n’est encore disponible sur les conséquences sur le sommeil d’une écoute de musique tout au long de la nuit.

Toutefois, des études1,2 portant sur l’utilisation de MP3 ou de smartphones au moment du coucher montrent une augmentation des signes de perturbation du sommeil : allongement du temps d’endormissement, risque accru de faire des cauchemars, fractionnement et déstructuration du sommeil menant à un sommeil mois réparateur. De telles perturbations du sommeil entraînent elles-mêmes des effets cognitifs, notamment une baisse de l’assimilation des connaissances et des répercussions sur la concentration entraînant des troubles de l’apprentissage.

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